Géorgie
საქართველო (Sakartvelo)
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Mail d'étape reçu le lundi 28 juillet 2008
GEORGIE - 10 au 24 Juillet 2008
Kamal djoba !
Nos aventures géorgiennes... la mer, des églises, des montagnes, des loups et du bon vin !
Tsikhidziri (Adjarie), premiers contacts en famille - 10 et 11 Juillet 2008
Koutaissi (Imérétie), un peuple très croyant - 12 Juillet 2008
Après un repas copieux avec nos amis, nous allons nous coucher et nous réveillons nauséeux. Le trop plein de nourriture, salée et trop assaisonnée nous provoque nos premières crises digestives et nous n'avalons presque rien pendant deux jours. Nous partons pourtant en montagne, à la découverte du Caucase, sur une route défoncée qui nous rappellent quelques épisodes tadjiks...
Svanétie, montagnes sauvages du Caucase - 13 au 17 Juillet 2008
On pense à vous
Cyril et Maud
Kamal djoba !
Nos aventures géorgiennes... la mer, des églises, des montagnes, des loups et du bon vin !
Après la frontière turque, le bus nous dépose à Batumi. Cette ville côtière qui accueille pétroliers et trains rouillés ne nous tente pas vraiment. Cyril repère sur la carte une petite ville au nom exotique un peu plus au Nord et nous y allons directement. Cette partie de la mer Noire est beaucoup plus agréable que la côte turque. Les maisons sont éparpillées à flanc de colline au milieu d'une végétation quasi tropicale. Un marchroutka, minibus russe, nous dépose donc à Tsikhidziri, sur une petite route dissimulée sous une forêt d'arbres fruitiers.

Nous sommes en effet dans une famille musulmane, comme il y en a beaucoup dans cette région de Géorgie appelée Adjarie. Province autonome, l'Adjarie a fait sécession au début des années 1990 mais cohabite en paix avec le gouvernement central. On en peut pas en dire autant de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux régions dont les frontières sont fermées. Nous rions beaucoup avec les jeunes. Ils ont du mal à s'exprimer en Russe car la langue a été retirée des programmes scolaires et ils apprennent mal l'Anglais.
Ils nous font un cours de Géorgien, dont nous ne retiendrons que quelques mots, comme 'Saprangueti' (France). Après vodka et café, nous allons enfin nous coucher. Nous sommes étonnés du niveau d'hygiène : il n'y a pas l'eau courante et personne ne semble jamais se laver les mains ou le visage. Le kemalé que nous avons mangé fermente dans une bassine non couverte depuis peut-être plusieurs jours. Le lendemain, apres un petit-déjeuner copieux, nous partons avec Genadi et les garçons pour nous baigner. A 20 ans, ils sont déjà pères et soldats ou policiers, comme beaucoup de jeunes qu'on rencontre en Géorgie. Ils nous racontent la tradition de l'enlèvement : les jeunes hommes kidnappent les jeunes filles peu consentantes pour contraindre le père de celles-ci a accepter le mariage. C'est ce qu'ils ont fait. La famille a du mal à nous laisser partir. Nous les quittons avec deux kilos de poire, du kemalé et du pain plein nos sacs.

Cyril sur le sentier de la plage !
Un villageois, Genadi, nous guide jusqu'à la mer et nous invite a passer la soirée chez lui. On retrouve assez vite le Russe que nous n'avons plus pratiqué depuis deux ans. Heureusement, car le Géorgien est incompréhensible. Il s'écrit avec un alphabet unique formé d'étranges lettres arrondies. On accède à la plage en traversant la voie ferrée. La mer est bonne, quoique très sale, et l'horizon est chargée de bateaux pétroliers. On finit par fuir méduses et rats crevés pour s'endormir sur les galets. En fin d'apres-midi, on remonte la colline abrupte jusque chez Genadi qui nous accueille avec un grand sourire. Il nous fait visiter fièrement ses potagers et ses vergers débordants de fruits (prunes, poires, noisettes...). Nous discutons avec toute la famille en attendant l'heure du repas. Ses deux filles d'à peine 18 ans sont mariées et déjà mères. La petite pièce commune se remplit peu à peu de cousins et de voisins curieux. Notre premier diner géorgien arrive sur la table : pommes de terre sautées, omelette, pain moelleux, ragoût de boeuf, fromage maison, le tout accompagné d'un coulis de prune à l'ail, le "Kemalé". Les cuisinières ne mangent même pas avec nous. Cela nous rappelle d'autres coutumes musulmanes.Nous sommes en effet dans une famille musulmane, comme il y en a beaucoup dans cette région de Géorgie appelée Adjarie. Province autonome, l'Adjarie a fait sécession au début des années 1990 mais cohabite en paix avec le gouvernement central. On en peut pas en dire autant de l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, deux régions dont les frontières sont fermées. Nous rions beaucoup avec les jeunes. Ils ont du mal à s'exprimer en Russe car la langue a été retirée des programmes scolaires et ils apprennent mal l'Anglais.
Ils nous font un cours de Géorgien, dont nous ne retiendrons que quelques mots, comme 'Saprangueti' (France). Après vodka et café, nous allons enfin nous coucher. Nous sommes étonnés du niveau d'hygiène : il n'y a pas l'eau courante et personne ne semble jamais se laver les mains ou le visage. Le kemalé que nous avons mangé fermente dans une bassine non couverte depuis peut-être plusieurs jours. Le lendemain, apres un petit-déjeuner copieux, nous partons avec Genadi et les garçons pour nous baigner. A 20 ans, ils sont déjà pères et soldats ou policiers, comme beaucoup de jeunes qu'on rencontre en Géorgie. Ils nous racontent la tradition de l'enlèvement : les jeunes hommes kidnappent les jeunes filles peu consentantes pour contraindre le père de celles-ci a accepter le mariage. C'est ce qu'ils ont fait. La famille a du mal à nous laisser partir. Nous les quittons avec deux kilos de poire, du kemalé et du pain plein nos sacs. Koutaissi (Imérétie), un peuple très croyant - 12 Juillet 2008
Nous trouvons à Koutaissi une chambre d'hôte confortable servant de délicieux petits plats : le « Khatchapouri » (tarte feuilletée au fromage, LA spécialité nationale), crêpes de viande, boeuf haché, aubergines farcies aux noix, salade, pastèque... on explose ! Nous rencontrons un couple d'Israéliens très sympathiques avec qui on passe le lendemain à visiter les sites historiques des alentours : le monastère de Guélati, superbement construit au sommet d'une colline par David le Constructeur, héros national. La Géorgie, avec l'Arménie, fut la première nation chrétienne. Notre parcours dans ces deux pays sera jalonné d'églises parmi les plus anciennes du monde. Nous observons pour la première fois une population chrétienne très croyante. Les tatouages au nom de Marie rivalisent avec les pendantifs en croix. D'immenses sculptures en croix sont exposées dans la ville,ostentatoires. Nous assistons à une messe
dans la vieille église en ruine de Koutaissi et admirons les innombrables petites bougies allumées par les fidèles. Nous passons aussi par Vani, l'ancienne capitale de Colchidie. C'est dans cette région, que selon la légende, les Argonnautes vinrent chercher la Toison d'or. Les orpailleurs d'Imérétie et de Svanétie utilisent d'ailleurs des peaux de mouton trempées dans les rivières, peut-être cela a-t-il inspiré la croyance ?
dans la vieille église en ruine de Koutaissi et admirons les innombrables petites bougies allumées par les fidèles. Nous passons aussi par Vani, l'ancienne capitale de Colchidie. C'est dans cette région, que selon la légende, les Argonnautes vinrent chercher la Toison d'or. Les orpailleurs d'Imérétie et de Svanétie utilisent d'ailleurs des peaux de mouton trempées dans les rivières, peut-être cela a-t-il inspiré la croyance ? Svanétie, montagnes sauvages du Caucase - 13 au 17 Juillet 2008
Chaque région de Géorgie a une identité bien à elle. En effet, les gens nous disent tous de quelle province ils viennent, ce qu'on y mange, le nom des montagnes qui les séparent, les chants qu'on y entend... Ainsi, nous allons en Svanétie, région du Nord, frontière avec la Russie. Nous longeons l'Abkhazie, en guerre avec la Géorgie et soutenue par les Russes. On traverse un barrage de l'ONU. Celle-ci tente de contenir le brasier que le monde craint de voir dégénérer en une guerre russo-géorgienne. Durant notre séjour, les ministres des affaires étrangères allemand puis français sont venus proposer des solutions de paix. La Géorgie se prépare en augmentant son effectif militaire, aidée par Israël. Des concessions pétrolières ont été vendues aux USA qui se positionnent dans la région du Caucase - des compagnies pétrolières occidentales ont facilité la construction d'un oléoduc reliant mer Caspienne à mer Noire en passant par l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie, évitant Russie et Arménie par choix politique. Chacun avance ses pions, on se croirait en guerre froide ! Même si les Géorgiens sont plutôt gais et heureux de nous presenter leur pays, beaucoup nous font part de leur crainte quand aux tensions actuelles.
Nous arrivons à Betjo, village au pied du mont Ujba (4700 m), impressionnante montagne pyramidale qui se détache nettement de cette partie du Caucase. On campe devant le poste de Police, dans le jardin d'une maison abandonnée. Le lendemain, on part pour l'ascension du col de Gouli, à 3000m, en compagnie d'un couple de Tchèques que nous venons de rencontrer. Nous traversons le village délabré, investi par les vaches et les cochons, comme partout sur les routes en Géorgie, nous rappelant l'ambiance des rues indiennes. Des militaires nous stoppent et hésitent longuement à nous laisser marcher dans cette zone frontalière délicate. Néanmoins, ils nous libèrent, nous laissant leur numéro de téléphone, au cas où ! On grimpe sous le soleil, buvant l'eau des sources et pique-niquant près des cochons égarés. Les Tchèques décident de s'arrêter sur une prairie et nous continuons seuls, passant devant une église abandonnée et la cabane d'un berger. Celui-ci nous conseille de dormir chez lui, mais nous préférons continuer, à la recherche de la place de camping idéale. On parvient trois heures plus tard sur le magnifique col de Gouli et nous dépêchons de poser la tente car le temps se gâte.

Ils nous faut manger, laver et sécher nos affaires et surtout dormir ! Un peu plus en forme, nous souhaitons reprendre la marche dans la vallée, en suivant une piste jalonnée de villages perdus. Il y a trèspeu de circulation, même en été, et partir a pied est un gros enga
gement car il faut alors finir une boucle d'au moins trois jours pour retrouver des voitures. Nous faisons des provisions, mais quand on nous propose de nous amener gracieusement dans le village d'Uzguli, dans une jeep militaire qui escorte des touristes géorgiens, nous acceptons d'emblée car nous ne sommes pas encore prêts à dormir à nouveau seuls dans la montagne.
Pourquoi une escorte ? La Svanétie était contrôlée il y a quelques années par des bandits qui pillaient les voitures. Pour développer le tourisme, le gouvernement a envoyé une armée surpuissante qui a tué toute la bande hormis deux ou trois personnes. Il reste donc un danger potentiel, en particulier sur un tronçon de route d'une quinzaine de kilomètre déserté par les habitants. Les touristes veulent pourtant aller à Uzguli, un magnifique village protégé par des tours carrées resserrées, emblématiques de la Svanétie, au pied du massif du Chkara, culminant a 5100 m. Son église, aux fresques endommagées par les bolchéviques dans leur croisades anti-religieuses, est un lieu de pèlerinage pour beaucoup de Géorgiens. Nous pique-niquons dans ce lieu grandiose puis repartons pour Mestia.

Le lendemain, nous embarquons tôt pour Tbilissi; d'abord dans une jeep, sous une pluie de nouveau torrentielle (qui explique la densité de forêt de la région), puis dans un bus au conducteur déchaîné qui manque de nous faire périr plusieurs fois !
Tbilissi, repos bien mérité - 18 et 19 Juillet 2008
Roshka (Khevsureti), rencontre au sommet - 20 au 22 Juillet 2008
A trois heures seulement de Tbilissi, Kazbegi, la capitale de la region Khevi, est un village très prisé pour sa vieille église photogénique dominée par le mont Kazbeg qui culmine à 5050 m. Nous voulons traverser les monts Chauki, afin de passer dans la région de Khevsureti. Ces regions sont frontalières de la Tchétchénie et de l'Ingouchie, toujours en conflit avec la Russie. Nous campons près du village de Djutta puis partons en direction du col de Rochka, à 3100m. Le paysage est assez semblable aux Alpes, très vert, avec peu de forêts. On est plus rassurés qu'en Svanétie, les loups et les ours ne peuvent pas s'y cacher ! En cours de route, nous rencontrons Lasha, un Géorgien ravi de nous faire connaitre son pays. Nous marchons ensemble, et passons le col bien enneigé après une montée difficile dans des ravines. On passe néanmoins sans trop de difficultés et descendons de l'autre côté vers le village de Roshka. Nous l'atteignons finalement après huit heures de marche et une pause près de lacs glaciaires à l'eau magnifiquement bleue. On campe a côté d'un groupe d'étudiant avec qui on partage un cubi de vin local. Chacun prononce un discours avant de boire son verre.

Mtskheta, Tbilissi, visite et détente entre amis - 23 au 24 Juillet 2008

De retour vers Tbilissi, nous faisons halte avec Lasha à Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie. Elle abrite des églises édifiée lors de la christiannisation du pays, comme les restes de Sainte Nino datant du IVième siecle. Mtskheta a l'atmosphère d'un village grec, avec ses tavernes ombragées et ses montagnes arides. Muni d'une pastèque, nous grimpons dans les collines sur un chemin abandonné pour trouver une église en ruine reservée aux aventureux.
Lasha et Cyril devant l'église de Mtskheta
Nous arrivons à Betjo, village au pied du mont Ujba (4700 m), impressionnante montagne pyramidale qui se détache nettement de cette partie du Caucase. On campe devant le poste de Police, dans le jardin d'une maison abandonnée. Le lendemain, on part pour l'ascension du col de Gouli, à 3000m, en compagnie d'un couple de Tchèques que nous venons de rencontrer. Nous traversons le village délabré, investi par les vaches et les cochons, comme partout sur les routes en Géorgie, nous rappelant l'ambiance des rues indiennes. Des militaires nous stoppent et hésitent longuement à nous laisser marcher dans cette zone frontalière délicate. Néanmoins, ils nous libèrent, nous laissant leur numéro de téléphone, au cas où ! On grimpe sous le soleil, buvant l'eau des sources et pique-niquant près des cochons égarés. Les Tchèques décident de s'arrêter sur une prairie et nous continuons seuls, passant devant une église abandonnée et la cabane d'un berger. Celui-ci nous conseille de dormir chez lui, mais nous préférons continuer, à la recherche de la place de camping idéale. On parvient trois heures plus tard sur le magnifique col de Gouli et nous dépêchons de poser la tente car le temps se gâte.

Maud sur le col de Guli ... avant la tempête !
La pluie devient vite de la grêle, le temps tourne a l'orage, et bientôt c'est la foudre qui nous menace. On observe les éclairs et comptons les secondes en se serrant dans les bras. Sur le col, nous sommes très exposés et nous nous demandons quoi faire. Lorsque la tempête s'éloigne, on sort de la tente et voyons deux nouveaux orages se profiler, de chaque côté du col ! Le soleil s'est quasiment couché. La tente est trempée. Elle a heureusement résisté aux énormes rafales de vent qui l'ont à moitié soulevée et nous avec ! On remballe tout, et redescendons à la recherche de la cabane du berger. Dans la nuit de plus en plus noire, sous la pluie battante, nous coupons a travers la pente car il est impossible de retrouver le vrai chemin parmi les nombreux sentiers à vache. Nous glissons plusieurs fois sur les rhododendrons, et le brouillard se fait de plus en plus épais. Nous appelons le berger, en vain... nous essayons de voir mieux à la lueur des éclairs mais la cahutte est introuvable. Quand nous balayons la nuit avec nos lampes, nous voyons tout d'un coup des lumières s'allumer deux par deux... quatre, six puis huit petites lueurs jaunes nous fixent... Maud chuchote : "Merde, c'est des loups" ! On recule en parlant fort et en agitant nos lampes. Dès qu'on trouve un terrain plus ou moins plat, on monte très vite la tente dans un vacarme volontaire et on saute à l'intérieur, tout mouillés, alors que les yeux se rapprochent encore. Nous attendons la suite en éclairant l'intérieur de la tente pour la déguiser en bête monstrueuse. Maud tape tellement fort sur les casseroles qu'elle les déforme ! Ils semblent ne pas vouloir nous attaquer. Epuisés, on se relaie pour dormir, guettant les bruits suspects. Au bout d'une nuit terriblement longue, on se rassure en voyant les premières lueurs du jour. Un cavalier nous retrouve et nous guide sous la pluie vers la cabane que nous avons tant cherchée. Nous n'étions qu'à une centaine de mètres... Nous retrouvons avec surprise les Tchèques qui s'étaient abrités à la venue de l'orage. Nous redescendons jusqu'à Betjo, exténués par la fatigue. Une voiture nous prend en stop jusqu'au village de Mestia où nous trouvons dans la pension de Christina un accueil chaleureux pour deux jours de repos. Ils nous faut manger, laver et sécher nos affaires et surtout dormir ! Un peu plus en forme, nous souhaitons reprendre la marche dans la vallée, en suivant une piste jalonnée de villages perdus. Il y a trèspeu de circulation, même en été, et partir a pied est un gros enga
gement car il faut alors finir une boucle d'au moins trois jours pour retrouver des voitures. Nous faisons des provisions, mais quand on nous propose de nous amener gracieusement dans le village d'Uzguli, dans une jeep militaire qui escorte des touristes géorgiens, nous acceptons d'emblée car nous ne sommes pas encore prêts à dormir à nouveau seuls dans la montagne. Pourquoi une escorte ? La Svanétie était contrôlée il y a quelques années par des bandits qui pillaient les voitures. Pour développer le tourisme, le gouvernement a envoyé une armée surpuissante qui a tué toute la bande hormis deux ou trois personnes. Il reste donc un danger potentiel, en particulier sur un tronçon de route d'une quinzaine de kilomètre déserté par les habitants. Les touristes veulent pourtant aller à Uzguli, un magnifique village protégé par des tours carrées resserrées, emblématiques de la Svanétie, au pied du massif du Chkara, culminant a 5100 m. Son église, aux fresques endommagées par les bolchéviques dans leur croisades anti-religieuses, est un lieu de pèlerinage pour beaucoup de Géorgiens. Nous pique-niquons dans ce lieu grandiose puis repartons pour Mestia.

L'église d'Ushguli au pied du massif du Chkara
Le lendemain, nous embarquons tôt pour Tbilissi; d'abord dans une jeep, sous une pluie de nouveau torrentielle (qui explique la densité de forêt de la région), puis dans un bus au conducteur déchaîné qui manque de nous faire périr plusieurs fois !
Tbilissi, repos bien mérité - 18 et 19 Juillet 2008
Arrivés à la capitale en début de soirée, nous sommes surpris par le climat chaud et sec et par le cadre agréable de la ville, entourée de collines où trônent églises et forteresses. Nous partons dîner dans les rues branchées, animées par les concerts donnés dans les nombreux bars et restaurants. Que de réconfort après la montagne humide, froide et sauvage ! Le deuxième jour, on part à la recherche d'une pièce de notre réchaud que nous avons perdue pendant la nuit des loups. Les magasins de camping sont introuvables et on rentre bredouille. Il fait très chaud et nous attendons le soir pour nous promener dans la ville. Les quartiers Metekhi et Betlehem sont surprenants, dévoilant forteresse arabe, églises géorgiennes, arméniennes, mosquée azérie, synagogue et balcons ottomans dans un rayon de quelques centaines de mètres. La ville a subit plusieurs occupations et chacune y a laissé une oeuvre d'art. Nous nous détendons avec du délicieux vin géorgien, issu de grappes encore écrasées au pied. Il rendrait jaloux plus d'un producteur français. Le vin est ici une tradition peut-être encore plus ancienne qu'en Méditerranée. Peu après, nous tombons par hasard sur deux Anglais croisés en Svanétie. Ils nous donnent la pièce du réchaud qu'il nous manquait. On peut donc repartir à l'assaut des sommets du Caucase en espérant manger chaud !
Roshka (Khevsureti), rencontre au sommet - 20 au 22 Juillet 2008

Maud sur le col de Roshka
Le lendemain, on rejoint à pied un village situé sur une route carrossable. On voit beaucoup de soldats. La Khevsureti abrite de nombreuses bases militaires afin de surveiller une frontière très perméable.Mtskheta, Tbilissi, visite et détente entre amis - 23 au 24 Juillet 2008

De retour vers Tbilissi, nous faisons halte avec Lasha à Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie. Elle abrite des églises édifiée lors de la christiannisation du pays, comme les restes de Sainte Nino datant du IVième siecle. Mtskheta a l'atmosphère d'un village grec, avec ses tavernes ombragées et ses montagnes arides. Muni d'une pastèque, nous grimpons dans les collines sur un chemin abandonné pour trouver une église en ruine reservée aux aventureux.
Le soir, Lasha et ses amis nous invitent dans un restaurant au-dessus de Tbilissi, à une vingtaine de km de la ville et pourtant situé à 1300 m d'altitude ! Une petite excursion gastronomique bien agréable. On gardera un merveilleux souvenir des Géorgiens, toujours prêts à nous aider et à faire découvrir leur pays.
Lasha et Cyril devant l'église de Mtskheta
On pense à vous
Cyril et Maud
