
Turquie
Türkiye Cumhuriyeti
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Mail d'étape reçu le dimanche 27 juillet 2008
TURQUIE - 05 au 10 Juillet 2008
Merhaba,
Nous commençons notre voyage en Turquie où nous longeons la mer noire, ses plantations de thé et ses montagnes verdoyantes.
Trabzon, nos premiers pas - 6 Juillet 2008
L'avion navigue entre les collines arrondies de la ville de Trabzon qui surplombe la mer Noire. Il se pose en douceur sur la piste éclairée. Les passagers applaudissent. C'est une tradition en Turquie. Il est 1 h du matin et nous prenons un taxi en direction d'un hôtel du centre ville.


Trabzon, ses mosquées et la mer noire
Monastère de Sumela, mystérieux paysage - 7 et 8 Juillet 2008
A 60 km au sud de Trabzon, le monastère de Sumela s'agrippe à sa falaise dorée. Pour éviter le flot de touristes et profiter des meilleures lumières, nous prévoyons de camper une nuit sur le site.
Quand le minibus nous dépose sur le chemin rejoignant le monastère, nous distinguons à peine le bout de nos pieds tellement la brume est épaisse. Le monastère, encore administré par des moines grecs au début du XXe siècle, abrite une vieille église taillée dans le roc et couverte de fresques colorées. Malheureusement, lorsque l'empire ottoman chassa les Grecs de la région, les habitants se sont permis de défigurer les personnages des fresques. Nous profitons d'une éclaircie pour partir à pied à la découverte des environs. Nous empruntons au hasard une piste qui grimpe dans la forêt. Un camionneur s'arrête et nous embarque pour une promenade dans la brume en direction du yayla. Il s'agit d'un vaste pâturage où les familles de la vallée viennent s'installer pendant l'été pour faire paître leur bétail. Nous sommes chaleureusement accueillis par un groupe d'hommes oisifs installés autour du poêle. C'est qu'il fait très froid en cet après-midi estival. Nous sommes 2000 m au-dessus du monastère ! Ils nous offrent un verre de thé noir brûlant et nous avalons notre pique-nique en baragouinant quelques mots de turc avant de redescendre en van avec l'un d'entre eux. Nous descendons un bout de la vallée à pied jusqu’à trouver un endroit pour camper. Nous ne sommes pas vraiment isolés, mais nous nous lavons dans la rivière et passons une soirée tranquille à admirer le monastère sur un fond de musique techno diffusée par les restaurants touristiques. Nous nous réveillons entourés de militaires plutôt nerveux qui fouillent la forêt du regard. Nous déjeunons au milieu des mitraillettes puis, sans savoir quelle est la raison de ce déballage armé, nous rangeons la tente et quittons Sumela pour rejoindre la côte.

Quand le minibus nous dépose sur le chemin rejoignant le monastère, nous distinguons à peine le bout de nos pieds tellement la brume est épaisse. Le monastère, encore administré par des moines grecs au début du XXe siècle, abrite une vieille église taillée dans le roc et couverte de fresques colorées. Malheureusement, lorsque l'empire ottoman chassa les Grecs de la région, les habitants se sont permis de défigurer les personnages des fresques. Nous profitons d'une éclaircie pour partir à pied à la découverte des environs. Nous empruntons au hasard une piste qui grimpe dans la forêt. Un camionneur s'arrête et nous embarque pour une promenade dans la brume en direction du yayla. Il s'agit d'un vaste pâturage où les familles de la vallée viennent s'installer pendant l'été pour faire paître leur bétail. Nous sommes chaleureusement accueillis par un groupe d'hommes oisifs installés autour du poêle. C'est qu'il fait très froid en cet après-midi estival. Nous sommes 2000 m au-dessus du monastère ! Ils nous offrent un verre de thé noir brûlant et nous avalons notre pique-nique en baragouinant quelques mots de turc avant de redescendre en van avec l'un d'entre eux. Nous descendons un bout de la vallée à pied jusqu’à trouver un endroit pour camper. Nous ne sommes pas vraiment isolés, mais nous nous lavons dans la rivière et passons une soirée tranquille à admirer le monastère sur un fond de musique techno diffusée par les restaurants touristiques. Nous nous réveillons entourés de militaires plutôt nerveux qui fouillent la forêt du regard. Nous déjeunons au milieu des mitraillettes puis, sans savoir quelle est la raison de ce déballage armé, nous rangeons la tente et quittons Sumela pour rejoindre la côte.
Un après-midi au Yayla
De Trabzon, nous montons dans un dolmus, minibus turc qui sillonne toutes les routes même les plus difficiles, en direction de la vallée de Hemsin, située 150 km plus à l'Est, entre le littoral bétonné et les monts Kachkar.Senyuva, la vallée sauvage et la chute de Maud - 8 et 9 Juillet 2008
A Camlihemsin, deux vallées se présentent à nous. Celle d'Ayder conduit aux sentiers très fréquentés traversant les monts Kachkar. Celle de Firtina, réputée pour son écosystème spécifique, nous conduit au coeur d'une nature sauvage. 6 km nous sépare de la pension que nous rejoignons a pied. Comme la nuit tombe et que les environs ne nous semblent pas très hospitaliers, nous accélérons le pas. Mauvaise idée... Maud se prend les pieds dans ses lacets et tombe la tête la première sur la piste en béton. Elle se relève avec une méchante blessure au front. Idriss, le gérant de la pension, nous emmène en voiture au dispensaire le plus proche où le médecin est un peu inquiet. Nous rentrons à la pension où un groupe de praticiens israéliens vient juste de rentrer de randonnée. Ils l'auscultent et appellent l'hôpital le plus proche pour savoir s’il y un scanner. Comme il n y en a pas à moins d'une journée de voiture, ils nous conseillent de rester tranquilles et se proposent d'intervenir en cas de complication.Nous passons une nuit agitée.
Le lendemain, l’hématome sur son front a désenflé et malgré la migraine, nous partons nous promener un peu pour nous changer les idées. Nous atteignons en stop le Zil Kale, petite forteresse perchée sur une colline. La végétation est très dense, interrompue par un torrent à l'eau bleu glacier. Comme sur la côte, les villageois cultivent le thé qu'ils revendent à l'Etat. Au début des années 20, le gouvernement turc a décidé de subvenir aux besoins de sa population en thé et a développé la culture dans cette région au climat particulièrement humide. Nous croisons beaucoup de maisons abandonnées. Idriss nous explique que les campagnes se désertifient, les jeunes préférant s'installer en ville pour pratiquer des métiers plus faciles que ceux de leurs aînés. Les gens originaires de Hemsin sont connus pour être de très bons boulangers. Ils auraient appris le métier en Russie au début du XXe siècle et se le seraient transmis de génération en génération.
Nous quittons le sympathique Idriss dans la soirée. Ismail, un thésard turc étudiant les populations de sauterelles de la vallée, nous emmène dans un hôtel sur la côte.
Le lendemain, l’hématome sur son front a désenflé et malgré la migraine, nous partons nous promener un peu pour nous changer les idées. Nous atteignons en stop le Zil Kale, petite forteresse perchée sur une colline. La végétation est très dense, interrompue par un torrent à l'eau bleu glacier. Comme sur la côte, les villageois cultivent le thé qu'ils revendent à l'Etat. Au début des années 20, le gouvernement turc a décidé de subvenir aux besoins de sa population en thé et a développé la culture dans cette région au climat particulièrement humide. Nous croisons beaucoup de maisons abandonnées. Idriss nous explique que les campagnes se désertifient, les jeunes préférant s'installer en ville pour pratiquer des métiers plus faciles que ceux de leurs aînés. Les gens originaires de Hemsin sont connus pour être de très bons boulangers. Ils auraient appris le métier en Russie au début du XXe siècle et se le seraient transmis de génération en génération.Nous quittons le sympathique Idriss dans la soirée. Ismail, un thésard turc étudiant les populations de sauterelles de la vallée, nous emmène dans un hôtel sur la côte.
Passage de la frontière vers la Géorgie – 10 Juillet 2008
Après un solide petit-déjeuner, nous embarquons dans un dolmus en direction de Sarp, ville frontière avec la Géorgie. Le passage de la frontière est horrible. Nous attendons deux heures sous un soleil de plomb. Le poste frontière est en restauration et il n'y a qu'un douanier pour vérifier les passeports de centaines de personnes. Au milieu d'une foule suante et surexcitée qui en vient plusieurs fois aux mains, Maud lutte contre la migraine et protège sa blessure des coups perdus. Nous finissons par entrer en territoire géorgien et sommes accueillis par des douaniers joueurs qui veulent que Cyril pointe un pistolet sur un policier. Nous n'apprécions pas trop leur sens de l'humour et attendons avec impatience notre tampon avant de nous enfuir dans un dolmus qui nous dépose une heure plus tard à Batoumi, ville côtière.
On vous embrasse
Maud et Cyril
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On vous embrasse
Maud et Cyril
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